Saturday 28 February 2015

Currently browsing 'Social Europe & Jobs'

The EU has a future only as a competitive, knowledge-based society, the leaders of its then 15 member states found in 2000 in Lisbon. Will the strategy that they then decided hold for a Union with almost twice as many member states? Can the boom of information technologies make up for the evanescence of manufacturing? And are we doing enough to prepare our children for a potentially much more competitive future?

 

Boat people en Méditerranée, Frontex/Triton

Posted by on 24/02/15

A nouveau beaucoup de déclarations, quelques annonces et l’attente du Conseil des Ministres des Affaires intérieures du 12 mars. La Commission européenne a annoncé un renforcement de l’assistance qu’elle apporte à l’Italie. Premièrement, l’opération conjointe Triton coordonnée par Frontex sera prolongée au moins jusqu’à la fin de l’année 2015. Deuxièmement, la Commission européenne a accordé à l’Italie une aide financière d’urgence de 13,7 millions d’euros au titre du fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF).

La Commission européenne se tient également prête à réagir rapidement dans l’éventualité où l’Italie demanderait une augmentation des ressources de l’opération conjointe Triton. Pour aider les États membres à se préparer à un possible maintien d’une pression migratoire élevée compte tenu de l’instabilité qui règne actuellement dans certains pays méditerranéens voisins, la Commission renforce également la surveillance qu’elle exerce sur la mise en œuvre des recommandations de la task-force pour la Méditerranée et elle rendra compte des progrès accomplis lors de la réunion du Conseil «Affaires intérieures» du mois de mars. Ces mesures viennent s’ajouter à l’enveloppe totale de plus de 500 millions d’euros accordée pour la période 2014-2020 à l’Italie pour l’aider à faire face aux pressions migratoires.

Quelques déclarations

-. M. Frans Timmermans, premier vice-président, a déclaré: «Tant qu’il y aura des guerres et des tragédies dans les pays voisins de l’Europe, des personnes continueront de risquer leur vie pour tenter de rejoindre ses rives. C’est un problème complexe pour lequel il n’existe pas de solution simple, et pas de solution nationale. La solution ne peut être qu’européenne. Nous travaillons d’arrache-pied pour mettre au point une approche globale dans le cadre d’un nouveau programme européen sur les migrations, qui sera présenté cette année. Dans l’intervalle, nous avons entendu l’appel de l’Italie et nous y répondons du mieux possible; nous sommes prêts à réagir de manière constructive si l’Italie juge nécessaire d’augmenter les ressources de l’opération Triton.»

-. Mme Federica Mogherini, haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, a déclaré: «Tandis que nous nous efforçons de remédier à la situation dramatique qui règne en Lybie, nous avons décidé de renforcer notre partenariat avec les pays tiers situés le long des principales routes migratoires dans le cadre de notre coopération sur les processus de Khartoum et de Rabat. Cela devrait permettre d’aider à démanteler les réseaux criminels de trafiquants d’êtres humains et de passeurs et de protéger au maximum ceux qui en ont besoin, en commençant par les régions voisines des crises. Nos efforts en faveur de la réinstallation se sont améliorés et, conjugués aux travaux du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et de l’Organisation internationale pour les migrations, ils devraient permettre de stabiliser les communautés de réfugiés dans les pays tiers.»

-. Dimitris Avramopoulos, commissaire pour la migration, les affaires intérieures et la citoyenneté, a déclaré: «Nous sommes confrontés aujourd’hui à une dure réalité: l’Europe doit mieux gérer les migrations, dans tous leurs aspects. Il s’agit avant tout d’un impératif humanitaire. Non, nous ne pouvons nous substituer à l’Italie dans la gestion de ses frontières extérieures mais nous pouvons lui prêter main forte. C’est pourquoi nous prolongerons l’opération Triton et nous en augmenterons les ressources, si c’est ce dont l’Italie a besoin. Cependant, ce n’est pas une Europe-forteresse que nous construisons. Nos efforts en faveur de la réinstallation se sont améliorés et nous nous employons à présent à proposer un nombre crédible de lieux de réinstallation, sur une base volontaire, pour offrir d’autres voies d’entrée légales aux migrants en quête de protection. Notre message aujourd’hui est très simple: l’Italie n’est pas seule, l’Europe est à ses côtés.»

   -. 1 A court terme : gérer les frontières extérieures: renforcer l’opération conjointe Triton

La Commission a annoncé que l’opération conjointe Triton, qui ne devait initialement durer que quelques mois, sera prolongée au moins jusqu’à la fin de l’année 2015 par Frontex.

 

Triton est une opération conjointe coordonnée par Frontex, qui a été demandée par les autorités italiennes et qui a été lancée le 1er novembre 2014 en Méditerranée centrale pour venir en aide à l’Italie. Depuis, quelque 19.500 personnes ont été sauvées et près de 6.000 de ces sauvetages peuvent être directement attribués au déploiement de l’opération conjointe Triton. Le budget mensuel de l’opération est estimé être compris entre 1,5 à 2,9 millions d’euros. 21 États membres participent à l’opération conjointe Triton en apportant des ressources humaines (65 agents invités au total) et techniques (12 équipements techniques: deux aéronefs à voilure fixe, un hélicoptère, deux navires de patrouille de haute mer, six navires de patrouille côtière, un bateau de patrouille côtière; cinq équipes de debriefing/screening).

Frontex a seulement une fonction d’appui et ne peut fournir une aide aux États membres qu’à leur demande. À ce jour, toutes les demandes d’aide de l’Italie ont été entièrement satisfaites. La Commission européenne a confirmé qu’elle était disposée à examiner de façon constructive toute demande d’augmentation de l’aide que soumettrait l’Italie.

Le budget opérationnel indicatif initial alloué pour la poursuite de l’opération conjointe Triton jusqu’à la fin de l’année 2015 est estimé à 18 250 000 euros. Pour la gestion de ses frontières, l’Italie reçoit déjà plus de 150 millions d’euros au titre du Fonds pour la sécurité intérieure pour les frontières.

13,7 millions d’euros d’aide financière d’urgence pour les demandeurs d’asile et les réfugiésDans un premier temps, la Commission a débloqué aujourd’hui pour l’Italie une aide financière d’urgence de 13,7 millions d’euros provenant du Fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF) pour aider le pays à faire face au fort afflux de demandeurs d’asile et à améliorer la situation sur le terrain. Les autorités italiennes ont demandé une aide d’urgence supplémentaire compte tenu de la forte augmentation du nombre de mineurs non accompagnés arrivant dans le pays (en hausse de 278 % par rapport à 2013), en mettant l’accent sur l’accueil de ces mineurs et l’assistance dont ils ont besoin. Un montant de l’ordre de 11,95 millions d’euros va à présent être accordé. En outre, une aide de 1,715 million d’euros sera apportée en faveur de la poursuite du projet «Praesidium» mis en œuvre par les autorités italiennes en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’Organisation internationale pour les migrations, Save the Children Italie et la Croix-Rouge italienne. «Praesidium» se concentre sur les procédures relatives à la première arrivée des migrants, essentiellement en Sicile, y compris l’accueil initial, les examens médicaux, l’information juridique et le soutien particulier accordé aux demandeurs d’asile vulnérables et aux mineurs non accompagnés, ainsi que le contrôle des conditions d’accueil dans les centres d’accueil de demandeurs d’asile, qui sont fortement mis à l’épreuve par l’afflux massif de migrants.

La fourniture d’une aide d’urgence au titre du Fonds «Asile, migration et intégration» (AMIF) s’inscrit dans le cadre de l’effort général que déploie la Commission pour mettre en œuvre le principe de solidarité à travers des mesures concrètes et efficaces visant à répondre aux besoins urgents et spécifiques des États membres confrontés à une forte pression en matière de migration et d’asile. Dans cette optique, pour 2014 et 2015, la Commission a prévu une enveloppe totale de 50 millions d’euros, qui sera distribuée par l’intermédiaire de l’AMIF. L’aide financière d’urgence de la Commission vient s’ajouter aux fonds de l’AMIF dont bénéficient les États membres pour la mise en œuvre de leurs programmes nationaux pour la période 2014-2020, qui correspondent dans le cas de l’Italie à un montant de base de 310,36 millions d’euros.

-.2 S’attaquer aux causes profondes des migrations

Après les événements tragiques du 3 octobre 2013 au cours desquels 366 migrants ont perdu la vie au large de Lampedusa, la Commission européenne a créé la task force pour la Méditerranée (cf. les articles de Nea Say) qui est chargée d’identifier des mesures opérationnelles concrètes à court ou moyen terme pour mieux mobiliser les efforts de l’UE. Dans sa communication sur les travaux de la task-force pour la Méditerranée, approuvée par le Conseil européen en décembre 2013, la Commission a présenté plusieurs volets d’action: 1) renforcement de la coopération avec les pays tiers afin d’éviter que des migrants n’entreprennent des voyages périlleux à destination de l’UE; 2) protection régionale, réinstallation et possibilités d’immigration légale en Europe 3) lutte contre le trafic de migrants, la traite des êtres humains et la criminalité organisée; 4) renforcement de la surveillance des frontières; 5) assistance et solidarité envers les États membres confrontés à des pressions migratoires.

À la suite des conclusions du Conseil «Prendre des mesures en vue de mieux gérer les flux migratoires» adoptées le 10 octobre 2014, la Commission a présenté un rapport sur la task force pour la Méditerranée lors de la réunion du Conseil «Affaires intérieures» en décembre 2014 et elle rendra compte des progrès accomplis lors de la prochaine réunion du Conseil «Affaires intérieures» le 12 mars 2015.

Aide financière

Mais la Commission ne se borne pas à réagir aux situations d’urgence. Sur la période 2007-2013, l’Italie a reçu de la part de l’UE une enveloppe de base de 478.7 millions d’euros au titre des quatre anciens fonds dans le domaine de la migration (Fonds européen pour les réfugiés, Fonds européen d’intégration des ressortissants de pays tiers, Fonds européen pour le retour et Fonds pour les frontières extérieures).En outre, des enveloppes supplémentaires ont été allouées pour la période 2014-2020: plus de 310 millions d’euros au titre du Fonds «Asile, migration et intégration» et plus de 212 millions d’euros au titre du Fonds pour la sécurité intérieure. L’Italie est ainsi le plus grand bénéficiaire de financements de l’UE pour la migration.

Assistance technique

 

Une aide concrète est également fournie par le Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO). L’EASO joue un rôle clé consistant à canaliser la solidarité des États membres vers les pays soumis à de fortes pressions.L’EASO met en œuvre des programmes de soutien en Italie (ainsi qu’en Grèce et en Bulgarie). Plusieurs États membres se sont engagés à déployer des experts et d’autres personnes qualifiées au sein des équipes d’appui en matière d’asile.

Coopération avec les pays tiers

Cette aide complète les initiatives de l’UE visant à remédier aux problèmes de migration et d’asile en coopérant avec les pays tiers. L’Union européenne poursuit activement sa collaboration avec les pays tiers d’origine et de transit ainsi que son étroite coopération avec la communauté internationale pour résoudre les problèmes de migration et d’asile, notamment en s’attaquant aux causes profondes des migrations irrégulières et forcées. Les dialogues régionaux (le processus de Rabat sur la migration et le développement, le partenariat UE-Afrique sur la migration, la mobilité et l’emploi et le dialogue UE-ACP sur la migration) visent à favoriser la coopération et l’échange des meilleures pratiques entre les pays d’origine, de transit et de destination, dans tous les domaines de la gestion des migrations. Les partenariats pour la mobilité avec le Maroc, la Tunisie et la Jordanie, ainsi que le processus de Khartoum avec les pays d’Afrique orientale améliorent également les possibilités de coopération.

 

Pour en savoir plus

     -. Foire aux questions Opération conjointe Triton http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-14-609_en.htm

     -. Questions et réponses: Trafic de clandestins en Europe et la réponse de l’UE http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-4453_fr.htm (en)

     -. Articles de Nea say sur la Task force Méditerranée http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3429&nea=154&lang=fra&arch=0&term=0

     -. Articles de Nea say sur Triton http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3429&nea=154&lang=fra&arch=0&term=0

     -. Chiara Teofili :Triton, Frontex a Italia, troppi interventi fuori area http://www.euractiv.it/it/news/sociale/10459-triton-frontex-a-italia-troppi-interventi-fuori-area.html

 

 

 


Classé dans:conditions d'accueil des réfugié_s, DROITS FONDAMENTAUX

Against Oligarchy: SYRIZA or Barbarism

Posted by on 22/02/15

The talented French writer, dedicated revolutionary and wise politician André Malraux wrote in his memoires that Charles de Gaulle was France’s “alibi for courage”. According to Malraux, De Gaulle’s actions saved France not once, but twice. The first time, by organizing the resistance against the Nazis during the WWII and, the second time, by defusing the dangers of civil war during the Algerian crisis. In both cases, de Gaulle unflinchingly stood up against the conformist, corrupt French oligarchy which had surrendered to the foreign centers of power and, for this, he received the undying support of the French citizens. In fact, it was precisely de Gaulle’s dedication to the interests of the French people and the confrontation with the oligarchy that constituted the two key aspects of his political success.

I am convinced that Europe today also has its “alibi for courage”. It even seems that there are several potential candidates. Still, the one on whose success today depends not only the future of his state and the people he represents, but also the future of the whole Europe, is Alexis Tsipras.

Tsipras’ political and economic program is the last chance for the institutions of the European Union to be transformed in an evolutionary and predictable manner in order to adapt to the demands and needs of the EU citizens while being freed from the nontransparent and corruptive influences of the financial, military, and intelligence circles. This program represents the reality of strivings not only of the Greek citizens, but also of the tens of millions of people within the EU and beyond its borders whose living standard has been destroyed and the future made uncertain by the decade-long neoliberal policies of brutal privatization and debt enslavement. Tsipras offers the Brussels oligarchs a just deal, a deal which privileges the ordinary citizen above the banker and common sense above the dogma. However, there is a great deal of probability that his extended hand will be rejected.

The attempts to discredit Tsipras and the members of his government in the so-called independent Western media (in truth, owned by several oligarchic monopolies) began already during the election night. The supposedly well-informed “bloggers” wrote about the alleged links between Tsipras’ associates and the radical conservatives in Russia as well as his associates’ cooperation with the US Marxists. Many also reported on Tsipras’ last year visit to Moscow in an ominous tone, while the others raised panic about the government members who were ex-Communists. At the same time, these news sources kept silent about the fact that Tsipras also visited Washington DC, that he met with George Soros, and that he is committed to resolving the “explosive” issues of the divided Cyprus and the official name of the former Yugoslav Republic of Macedonia in the spirit of compromise and good relations with Greece’s neighbors. The assignment was to defame and destroy, not to respect and give a chance. It is tragic that the media demonization campaign against Tsipras and his government is still ongoing with full speed.

At the same time, many mechanisms of the global oligarchic capitalism have been mobilized to make it difficult, if not impossible, for Tsipras to direct the recovery of the Greek economy. The foremost credit rating agencies, for instance, all downgraded the credit ratings of Greece, while the World Bank and the IMF stated that all the austerity agreements have to be respected and fulfilled. The threats that Greece would be thrown out of the eurozone intensified, while the Turkish air force suddenly began infringing on the disputed airspace.

Taking into consideration the instigators and protagonists of the 1967 military coup, it is not possible to discount completely the possibility of the military overthrow of the legitimately elected government, assisted (as in 1967) by the NATO’s secret networks and the CIA. Still, reflecting on the most recent subversive methods utilized by the US intelligence community, one would rather expect some kind of a “color revolution” which would, through protests and street disturbances, demand the new elections under the pretext that Tsipras did not fulfill his electoral promises. The all-around chaos that would ensue on the streets of Athens would make the return to power of the old corrupt oligarchy increasingly likely.

This turn of events in Athens, together with the devastating war in Ukraine, would lead to the spread of instability across the European Union. The economic and social despair would give rise to the strengthening of the openly racist/fascist political forces whose explosive power would be skillfully directed by the oligarchy toward all existing minorities, especially the religious ones. This could also lead to the open declaration of war to Russia, but it could also instigate a series of internal mini-wars against the immigrants of the Middle Eastern and African origin. The public would then be inundated by the rumors of another kind of “Islamic state” (this time in Europe), while the eventual intervention of the US military would make parts of Europe look like the present-day Libya, Iraq or Syria. The European civilization, ambivalent from its inception, the cradle of both the good and the evil, could in the last instance be wiped out in some nuclear holocaust.

Of course, this is the worst possible nightmarish scenario, and, thankfully, it is far from inevitable. Still, the first important step in its prevention is the long-term survival of the Tsipras government. For this, the strong support of the like-minded political parties and movements is very much needed. As Ho Chi Mihn replied to the question of the delegation of the European communists as to what they could do to help Vietnam that it was best if they led revolutions in their own countries, so the best support to Tsipras from the rest of the world is that we in our communities, using the similar political program, radically confront our own oligarchies and their political and economic repression. The common and courageous struggle for human dignity and social justice is the only political alternative to the oligarchic warmongers.

Translated by the author. Originally published in the Montenegrin daily newspaper Vijesti on February 12, 2015.

Reiches Land wie Deutschland

Posted by on 22/02/15

Gratislebensmittel für Arme, Suppenküchen und Wintermäntel aus der Kleiderkammer – dass es in Deutschland viele mit wenig Geld gibt, daran haben wir uns schon fast gewöhnt. Trotzdem, der Bericht von heute setzt noch eins drauf: Noch nie gab es so viele Arme in Deutschland. Eine Schande ist das, Deutschland ist eines der reichsten Länder der Welt. Wirtschaftlich läuft es super, und die Arbeitslosenquote ist niedrig wie seit Jahren nicht mehr.

Und trotzdem gibt es sie, Menschen, die ein höheres Armutsrisiko haben, also Alleinerziehende, Arbeitslose, Rentner und Geringqualifizierte. Und nach wie vor müssen zu viele Kinder auf Dauer von Hartz IV leben. Einmal arm, immer arm – in kaum einem anderen Land gilt das so sehr wie bei uns.

Klar, Armut ist relativ…, verhungern muss niemand. Aber die entscheidende Frage ist, ob uns das reicht. Der neue Armutsbericht des Paritätischen Gesamtverbandes fällt pessimistischer aus als der offizielle der Bundesregierung, vielleicht zeichnet er auch ein zu düsteres Bild. Aber fest steht, er reicht aus, um ein Gefühl der Ungerechtigkeit zu vermitteln, und das kann eine Gesellschaft spalten. Ich will das nicht.

Im Grundgesetz steht: Eigentum verpflichtet. Ein reiches Land wie Deutschland sollte sich selber verpflichten, den Reichtum fair aufzuteilen. Genau daran sollte die Politik arbeiten. Eine Erhöhung der Hartz-IV-Regelsätze, mehr Geld für Alleinerziehende, mehr Geld für den Kampf gegen Langzeitarbeitslosigkeit und ein Update im Kampf gegen Altersarmut, das alles kostet Millionen. Aber ich finde, der Paritätische hat recht. Um das alles bezahlen zu können, gerade angesichts der Sparbremse, die Bund und Länder bald ziehen müssen, sollten Reiche vielleicht wirklich mehr Steuern bezahlen. 2013 war eine Reichensteuer ja noch Thema für viele Parteien, aber überraschenderweise nur bis zur Bundestagswahl.

Clandestin : vers un durcissement de la Cour européenne de Justice ?

Posted by on 17/02/15

Un ressortissant d’un pays tiers en situation irrégulière, simplement soupçonné d’avoir commis une infraction pénale, pourrait être considéré, sous réserve d’un examen de sa situation individuelle, comme constituant «  un danger pour l’ordre public » au sens de la directive sur le retour des clandestins (directive2008/115/CE) et par conséquent être expulsé immédiatement, ou dans les sept jours selon les cas, sans qu’il soit nécessaire d’attendre sa condamnation définitive.

 Telle est la conclusion suggérée le 12 février §affaire C-554/13) par l’avocat général Eleanor Sharpston, pour répondre sur ce point au Conseil d’Etat néerlandais ; Ce dernier demande par ailleurs à la Cour de préciser les circonstances à prendre en compte pour déterminer la « notion de danger pour l’ordre public » (gravité et nature de l’infraction,temps écoulé et intention de l’intéressé de quitter l’UE) et d’indiquer si les autorité doivent en tenir compte pour décider si accorder un délai de départ inférieur à sept jours ou ordonner une expulsion immédiate.

Dans ses conclusions Madame Sharpston indique tout d’abord que pour déterminer si et dans quelle mesure un ressortissant de pays tiers en situation irrégulière constitue un danger pour l’ordre public, les autorités compétentes doivent examiner sa situation individuelle et non se fonder sur des considérations générales (ainsi d’avoir commis une infraction pénale ou d’être en séjour irrégulier ce qui ne constitue pas nécessairement un danger pour l’ordre public).

Cependant pour le cas où la personne se serait rendue coupable d’une infraction pénale, les autorités n’auront pas besoin d’attendre qu’une condamnation soit prononcée pour organiser le départ de la personne dans un délai inférieur à sept jours, comme le prévoit la directive. La simple suspicion peut suffire, si l’examen de son cas révèle qu’elle peut constituer un danger pour l’ordre public, étant entendu que cette suspicion doit être fondée sur des éléments sérieux et non sur de simples allégations.

 Quant aux critères à prendre en compte pour définir la « notion de danger pour l’ordre public et déterminer si la personne doit être expulsée immédiatement ou peut bénéficier d’un délai allant jusqu’à sept jours pour quitter le territoire sur une base volontaire , Mme Sharpston indique : la gravité et la nature de l’infraction, le temps écoulé depuis que celle-ci a été commise et le degré d’implication de la personne, son intention ou non de quitter volontairement le territoire de l’Union ainsi que les risques de fuite, de récidive ou de voir la personne commettre une infraction encore plus grave.

 Enfin la décision d’accorder ou non un délai pour le départ doit être prise en respectant le principe de proportionnalité. Ainsi un Etat ne peut refuser automatiquement ce délai pour la seule raison qu’un danger à l’ordre public a été identifié, mais doit procéder à un examen au cas par cas.

 L’arrêt qui interviendra dans les prochains mois, pourrait permettre d’introduire une certaine harmonisation dans un domaine où bien souvent la disparité entre les législations et l’absence de critères précis ouvrent la porte à un certain arbitraire dans les pratiques administratives.

  

Pour en savoir plus :

 Affaire C-554/13 (FR) http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?docid=145605&mode=req&pageIndex=1&dir=&occ=first&part=1&text=&doclang=EN&cid=545855 (EN) http://curia.europa.eu/juris/document/document.jsf?docid=145605&mode=req&pageIndex=1&dir=&occ=first&part=1&text=&doclang=EN&cid=545855

      -. Directive 2008//115/CE (FR) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:348:0098:0107:FR:PDF (EN) http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2008:348:0098:0107:EN:PDF

 

 

 


Classé dans:IMMIGRATION, LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES, Présomption d'innocence, droits de la défense, Protection des minorité, Ressortissants de pays tiers

The Mass Exodus of Kosovo Albanians

Posted by on 16/02/15

“Kosovo, alles Scheiße. Serbien, auch Scheiße. Deutschland, das ist gut. Da kann man arbeiten, fünf Euro die Stunde, egal ob schwarz oder nicht, es ist besser.” (Rexhep Kurteshi)

The greatest exodus from Kosovo since the 1998-99 war has started. More than 15 years after NATO bombing Kosovo is witnessing a dramatic surge in the number of its citizens smuggling themselves across Serbia’s border into Hungary and push westwards to the likes of Germany and Switzerland through the EU’s borderless Schengen zone. Since August 2014, when exodus from Kosovo began, until last December, it is estimated that about 100,000 people has left Kosovo, and from the beginning of this year 50,000 more, although no one officially wants to say it, writes Pristina daily “Bota Sot”. That is six per cent of population. Hungary and Austria have both reported a sudden rise in migration from Kosovo. In only two months between 50,000 and 120,000 ethnic Albanians have left Kosovo in a wave migration to western European countries.

The Kosovar media has reported that as many as 20,000 people are leaving the tiny country of around two million people each month in a bid to escape corruption, poverty and soaring unemployment. The Hungarian Embassy in Kosovo estimates the number of Kosovo Albanians in Hungary could be as high as 60,000, according to Balkan Insight. The education ministry of Kosovo released on mid-February “alarming statistics” showing that 5,200 children dropped out of school in recent months to follow their parents abroad. In addition 60,000 Kosovo Albanians applying now for Serbs passport as they need visa for Schengen area but Serbs not. On 12th Feb 2014 Serbian security forces stepped up patrols and deployed an elite unit on its border with Hungary, trying to halt a torrent of migrants that has triggered alarm in many European Union countries.

German figures released on Monday, February 9 show a significant increase in asylum applications from Kosovars – from 1,956 applications in December to 3,630 in January. Germany’s interior ministry announced on 12th Feb. 2015 it was sending 20 police officers to the border between Hungary and Serbia to help control a surge in the number of asylum seekers heading into the European Union and ultimately to Germany with its generous welfare benefits. It said authorities would prioritize asylum applications of Kosovo citizens, deciding on them within two weeks and stepping up efforts to show Germany is not an easy place to get applications through. Germany rejected about 99 percent of asylum applications from Kosovars last year and in January the approval rate was even lower, at 0.3 percent. (More in DW )

To gain asylum, applicants must show they would faced persecution if they returned to their home country. The interior ministry has also signaled it is open to changing the law – possibly making it easier to deport asylum seekers from Kosovo by making it a country of safe origin – but it has said that this is not the priority for now. The aim of ministry is to make decisions about asylum in three months while the process now takes from six to seven months. ( Source and more in Frankfurter Allgemeine )

One consequence about this exodus especially in Germany and Austria is that Kosovo Albanians are blocking space and services from those asylum seekers who have real need to flee from their homeland, e.g. Syria and Iraq.

Why now? The reason for leaving now, according to many of the migrants, is an easing of the travel restrictions, which used to prevent them leaving Kosovo, and travelling across Serbia. One should note that especially Germany has demanded improvement of cooperation between Serbia and Kosovo. One part of cooperation is that Kosovo Albanians can travel with their ID to borders and then to try illegally enter to EU. Also migrants spoken to by Reuters reporters suggest smugglers have found safer routes across the border, and word of mouth has triggered an exodus.

infografik-fluechtlinge-aus

The reason: Hopes are gone

According to the UN, 35 percent of people in Kosovo are unemployed and nearly 30 percent of the country lives in poverty. After elections Kosovo got last December new government and since then more and more Kosovo Albanians are trying to escape from their country. It seems that Kosovo Albanians have lost all hope for better living in Kosovo – poverty and a lack of prospects might be two reasons why they’re searching better future from Germany.

The analyst Fatmir Seholi believes that the governments of Kosovo were never serious about the international reports on the progress of Kosovo which are continuously talking about the poor economic conditions in Kosovo. Referring to the data of the Association “Mother Teresa”, which operates in Kosovo, Seholi says that 18 percent of the population lives in extreme poverty with 0.90 eurocents per day, while 27 percent of them live in poverty with only 1.40 euros a day, and that unemployment in Kosovo is over 60 percent. The greatest enemy of Kosovo, says Seholi, is corruption, organized crime and “client-based” access to employment in Kosovo institutions. “People expected changes after the elections in June last year and seeing that nothing will change, hopes are gone and they now have their own and the fate of their families risked by going to the EU countries,” he said. (Source InNews )

flucht-aus-der-armut

But the unemployment may not be the main cause for emigration. In a matter of few weeks the Pristina-based construction company “Pozhegu Brothers” has witnessed a sudden decline of its workforce in a wave of illegal emigration that has hit Kosovo in recent months. The company says that it has lost 40 members of its workforce for the purpose of emigrating for a better life and prosperity into a European Union (EU) country. They stress that each of them was a qualified and experienced worker, and in terms of financial sustainability each of them earned between 350 and 600 euros a month. Other companies and businesses are reporting the same problem of workforce resigning from jobs for emigrating purposes. (Source: ShanghaiDaily ) For me this sounds very strange as in Balkans and especially in Kosovo 350-600 € per month is really good salary. On the other hand a couple of years ago I was informed that that poor people from Bulgaria came to pick grapes to Kosovo as the local ones did not accept so low compensation as paid for that that job.

Poverty seems to be relative issue. Here one excerpt from BBC-story: “It started last summer as several dozen a day. Now it is several thousand a day,” says Laszlo Torockai, mayor of Asotthalom, a village of 4,000 people [in Hungary]. “We sympathise with those fleeing war zones – the Syrians and Iraqis – but less so with those fleeing poverty. Many have smart phones and follow their progress by GPS. Few of my constituents, whose doors they knock on in the middle of the night, can afford phones like those.

Strategic mistakes as background

The only thing the Albanians were able to demonstrate was their insignificance, inability, cowardice and dependency on others (NATO) to save them from the horrible mess they created. Albanian success was in demonstrating terror, crime and inventing history! Albanian solidarity was in their incompetence and collective failure to achieve anything throughout their entire (short) history on their own! The ONLY time albanians are in the news is because of their crimes and acts of terror. (Mike in netforum)

I agree with those who claim that it is clear that Kosovo’s secession from Serbia, as well as its hasty recognition as an independent state, was a mistake. The current wave of refugees confirms that Kosovo cannot endure as a state.

The insignificant economic base was easy to see when creation of the state of Kosovo was ongoing. Official statistics from year 2008 shows that export from Kosovo amounted about 200 million Euro while import increased to 2 billion Euro, which makes trade balance almost 1,800 million Euro minus. If export is covering some 10 percent of import so from where is money coming to this consumption. The estimate is that when export brings mentioned 71 million Euro the organised crime (mainly drug trafficking) brings 1 billion Euro, diaspora gives 500 million Euro and international community 200 million Euro.

After bombing Serbia 1999 KLA (Kosovo Liberation Army) leaders changed their organized crime clans officially to political parties. This public image however can not hide the origins of money and power, old channels and connections are still in place in conservative tribe society. Last ten years now political leaders have whitewashed their drugs- and other OC-money by establishing façade-firms as well real enterprises, by success in donor funded investment projects and through privatisation process.

The real power in Kosovo lays with 15 to 20 family clans who control “almost all substantial key social positions” and are closely linked to prominent political decision makers. German intelligence services (BND) have concluded for example that Prime Minister Thaçi is a key figure in a Kosovar-Albanian mafia network. Two German intelligence reports – BND report 2005 and BND-IEP report Kosovo 2007 – are giving clear picture about connection between politics and organized crime; both reports can be found from my document library under headline Kosovo. (For background see also my article Kosovo: Two years of Pseudo-state ).
SL6

Bottom line

In the late 1990s Serbia was bombed by NATO for the purpose of Kosovo independence. Now the Kosovo people, the ethnic Albanians, under the EU/NATO/US umbrella, are fleeing Kosovo in droves. Ironically one would think, that after being bombed over Kosovo the Serbs would just let the peasants cross into Hungary and be the EUs problem. Besides since the EU wanted Kosovo to be independent, and Kosovo and Albania are candidates for EU membership, one would think the EU would be welcoming these Kosovo Albanians with red carpet.

In my previous articles – e.g in Captured Pseudo-State Kosovo – I have portrayed Kosovo with quite dark colours. I have summarized Kosovo

“as Serbian province, occupied and now international protectorate administrated by UN Kosovo mission; as quasi-independent pseudo-state has good change to become next “failed” or “captured” state; today’s Kosovo is already safe-heaven for war criminals, drug traffickers, international money laundry and radical Wahhabists – unfortunately all are also allies of western powers”.

So what can be done? From my perspective everything went wrong when mid-90’s Germany and U.S. selected strategy to support Croatian Nazis, Bosnian jihadists and Kosovo Albanian mafia with their separatist intentions while same time demonizing Serbs. As result Croatia got independency, Bosnia-Herzegovina came artificial creature in Dayton and Kosovo as international protectorate. From year 1999 international community has squandered billions of euros for its state-building efforts and after 15 years Bosnia-Herzegovina is even more dysfunctional than before western interventions and Kosovo is transforming itself from failed to captured state.

The way out in Kosovo in my opinion starts from first recognizing made mistakes while selecting sides and then cleaning old allies and present day ruling elite – organized crime clans – out from their administrative positions; EULEX rule and law mission could be good tool for this job. Only from this clean base the capacity building activities of state and local administration can be successful.

The new start could lead into more democratic independent Kosovo, the outcome could also be renewed autonomy as part of Serbia, or integrating Northern Serb populated area to Serbia, or cantonization depending of interests of local stakeholders. Anyway each of these follow-ups from my perspective are better for Kosovo as well Serbia than situation today.

 

 

La France, championne d’Europe des expulsions de Roms

Posted by on 09/02/15

La situation des roms ne fait que refléter la situation générale à l’égard des migrants. L’intégration des Roms se poursuit péniblement, certes la situation est à certains égards plus critique encore dans les pays de l’est. Chacun a conservé présent dans sa mémoire les affrontements entre le président Sarkozy et Viviane Reding pour le compte de la Commission européenne, ces deux acteurs ne sont plus là , mais les chose ne semblent pas avoir sensiblement changé.

 1-. Les Roms

Il n’y a pas de trêve hivernale pour les Roms des bidonvilles français. En 2014, quatre habitants des bidonvilles sur cinq ont été expulsés. Une proportion visiblement plus élevée que dans les autres pays européens où l’intégration des Roms n’est pourtant pas non plus assurée. C’est l’occasion de fournir quelques chiffres qui ne changeront rien à la situation et n’apporteront pas un peu de clarification, une clarification qui serait susceptible d’apaiser les polémiques. La politique européenne de l’immigration reste encalminée. « encalminé »se dit d’un bateau à voile qui n’avance pas faute de vent ou d’une simple brise.

 300 Roms sont expulsés en France chaque semaine, et en 2014, ce sont 13483 d’entre eux qui ont été délogés, selon la Ligue des droits de l’homme et le European Roma Rights Centre (ERRC, centre européen des droits des Roms).En 2013, Manuel Valls, actuel premier ministre, avait fait l’objet d’attaques vigoureuses et à l’ouverture d’une procédure contre la France suite à des déclarations concernant le manque de volonté des Roms de s’intégrer à la société française. « Nous le savons tous, la proximité de ces campements provoque de la mendicité et aussi des vols, et donc de la délinquance. […] les Roms ont vocation à revenir en Roumanie ou en Bulgarie », avait-il déclaré.

 Des propos qui illustrent la stigmatisation et la marginalisation des Roms en France.

Si aucune statistique officielle ne peut étayer ces propos, le réseau de la ligue des droits de l’homme est formel : les préfectures françaises seraient les seules à s’acharner autant sur les camps de Roms. Surtout, les opérations de démantèlement contreviennent aux recommandations du Conseil sur l’intégration des Roms.Daté de fin 2013, ce texte directement adressé à la France appelait les États membres à « s’assurer que les expulsions forcées sont faites dans le respect des lois européennes ainsi que dans le respect de la Convention européenne des droits de l’homme ».

 La situation est pareillement critique dans les pays d’Europe de l’Est Dans les pays de d’Europe de l’Est, même si les expulsions sont moins fréquentes, le racisme envers les Roms est très profond. « Dans ces pays, la discrimination est structurelle », explique Manon Fillonneau, chargée de mission Droits de l’homme pour l’ERRC. En Hongrie ou en République Tchèque, « des enfants roms sont placés de manière abusive dans des écoles pour handicapés mentaux » a-t-elle ajouté. En 2013, « [les enfants roms] représentaient près de 30 % des enfants inscrits dans ces classes », rappelle un communiqué de presse d’Amnesty International.Le 25 septembre 2014, la Commission européenne a ouvert une procédure d’infraction contre la République tchèque pour violation de la loi relative à la lutte contre la discrimination en vigueur dans l’UE.En 2012 en Serbie, près de 1000 Roms ont été expulsés d’un bidonville à Belgrade et relogés dans des conteneurs en métal. En Roumanie, les Roms sont expulsés et souvent contraints de s’installer près de décharges publiques.

Si la France et d’autres pays de l’UE marginalisent les Roms, d’autres parviennent à développer des politiques d’intégration. C’est le cas de la Finlande par exemple, qui depuis le début des années 1970 fournit un logement à tous les Roms du pays, ou de l’Espagne, qui travaille à insérer les Roms via de vastes programmes sociaux. Moins d’expulsions, plus d’intégration :« Il faut mettre un terme aux évacuations forcées de bidonvilles non accompagnées de solutions durables d’hébergement, car ces évacuations ne font que déplacer et amplifier les problèmes. Il est, en outre, impératif de donner la priorité à l’accès de tous les enfants roms à l’école. Il n’est pas acceptable que dans un campement comme celui où je me suis rendu à Marseille, aucun des 25 enfants qui y vivent depuis près de deux ans ne soit scolarisé », a déclaré Nils Muižnieks, commissaire aux Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe.

 La solution est pourtant claire : reloger les Roms de manière sérieuse et durable. En ce sens, la Ligue des droits de l’homme et le ERRC ont rappelé qu’il serait nécessaire, dans un premier temps, de sécuriser les bidonvilles en mettant en place un accès à l’eau et à l’électricité. Puis, lorsque la population sera stabilisée dans ces lieux de vies, ces bidonvilles pourront être résorbés petit à petit et les familles relogées une à une.

Même si l’UE insiste depuis longtemps sur la nécessité d’une meilleure politique d’intégration et met des sommes très importantes à disposition via son Fond social européen, elle n’a toujours pas mis en place d’initiatives contraignantes. « L’intégration des Roms est avant tout une responsabilité des Etats membres. La Commission a mis en place des stratégies et un cadre juridique, mais sa responsabilité s’arrête là» , explique la Commission.

 2-. Quelques chiffres sur l’immigration pour 2014

 Le 15 janvier 2015, ministère de l’Intérieur a publié une première estimation de l’immigration et des naturalisations en France en 2014.

 En 2014, la hausse du nombre des visas demandés et délivrés est surtout due aux visas de court séjour Schengen (+16,4%). Les pays où sont délivrés le plus grand nombre de visas sont la Chine (+58% par rapport à 2013), l’Algérie et la Russie. La délivrance des premiers titres de séjour progresse légèrement. Si l’immigration de travail augmente de 9,7% (dont +19,8% pour les scientifiques) et l’immigration à motif humanitaire de 16,8%, ces deux sources d’immigration ne représentent qu’une faible part des titres délivrés. L’immigration familiale, la plus grande part du flux migratoire, reste stable (-0,9%), comme l’immigration étudiante (-0,7%). Les sorties du territoire d’étrangers en situation irrégulière sont en légère hausse à 27 606 après 27 081 en 2013. Parmi ces sorties, 15 161 sont des éloignements contraints qui font suite à une obligation de quitter le territoire. Après six années de hausse consécutive, le nombre des demandeurs d’asile diminue de 2,6% de 2013 à 2014. Le premier pays de provenance des primo-demandeurs d’asile en France en 2014 est la République démocratique du Congo, suivie de la Russie et du Bangladesh. 2014 a été marquée par deux opérations spéciales d’accueil concernant la Syrie et les chrétiens d’Irak. Le nombre d’acquisitions de la nationalité française par décret et par déclaration à raison du mariage a connu une hausse de 10,9%.

Conformément au code de bonnes pratiques de la statistique européenne, la direction générale des Étrangers en France du ministère de l’Intérieur a mis en place depuis 2013 un calendrier de publication des statistiques annuelles entrant dans le champ de la migration et de la protection internationale.

 Ce rappel ultime est sage, l’UE gagnerait beaucoup a harmoniser sa façon de percevoir ces phénomènes si complexes et à mettre fin à ce patchwork inextricable au sein ce chaque Etat membre et globalement au niveau de l’UE. Confrontée à un autre patchwork concernant la propriété intellectuelle et le droit d’auteur, l’UE vient de prendre le taureau par les cornes en vue de simplifier et de donner plus de visibilité au niveau européen. La situation actuelle la pénalise trop sévèrement sur le plan économique, pour continuer dans ce désordre. L’UE serait bien inspirée d’en faire autant pour tout ce qui relève de l’immigration, à commencer par tout ce qui semble relever de la méthodologie. La politique de migration souffre d’un déficit de connaissances, cohérentes et harmonisées.

 

Pour en savoir plus :

-. Dossier sur les Roms dans Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3393&nea=153&lang=fra&arch=0&term=0

 -. Communiqué de presse du 15 janvier 2015 : Diffusion des informations statistiques annuelles en matière d’immigration, d’asile et d’acquisition de la nationalité française, Direction générale des étrangers en France – Ministère de l’intérieur

 -. Les immigrés récemment arrivés en France : une immigration de plus en plus européenne (novembre 2014), Insee Première n° 1524 – Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) 

-. Les pratiques dans le service statistique public, selon les principes du code de bonnes pratiques de la statistique européenne, Institut national de la statistique et des études économiques (Insee)

 Lire aussi sur vie-publique.fr

 . Immigration : les chiffres 2006-2007

-. Chronologie : histoire de l’immigration en dates

-. Immigration familiale versus immigration de travail ?

-. Entrée, séjour, travail, éloignement : le statut des étrangers

-. La politique de l’Immigration dans le contexte européen

-. Communiqué de Presse : diffusion des informations statistiques annuelles sur la délivrance des titres de séjour http://www.immigration.interieur.gouv.fr/Info-ressources/Actualites/L-actu-immigration/Communique-de-presse-Diffusion-des-informations-statistiques-annuelles-sur-la-delivrance-des-titres-de-sejour2

-. Les immigrés récemment arrivés en France http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1524

-. Le code des bonnes pratiques de la statistique européeene http://www.insee.fr/fr/insee-statistique-publique/default.asp?page=qualite/pratiques.htm

 


Classé dans:IMMIGRATION, Politique d'intégration

Nouveau rapport du HCR sur la situation de l’asile en Grèce

Posted by on 08/02/15

Le rapport publié par le HCR, le 30 janvier 2015, montre qu’au cours des deux dernières années, la Grèce et les Etats méditerranéens voisins ont connu une augmentation importante du nombre de réfugiés et de migrants arrivant par la mer, beaucoup d’entre eux cherchent à aller vers les outres États de l’UE. En 2014, environ 43.500 réfugiés et migrants sont arrivés en Grèce par la mer, une augmentation de 280% par rapport l’année précédente. La majorité des gens viennent de la Syrie (environ 60%), suivie par des Afghans, des Somaliens et des Érythréens. Cela représente évidemment une situation très complexe avec de nombreux défis qui se croisent et qui doivent être abordées par la Grèce et par l’Union européenne dans son ensemble. Dans ce cas d’urgence, l’Agence des Nations unies pour les réfugiés demande aux États européens de ne pas expulser vers la Grèce les demandeurs d’asile.

Le constat de l’agence des Nations unies pour les réfugiés est sans ambiguïté : la Grèce est incapable d’accueillir les migrants et de gérer les demandes d’asile.

Dans son rapport, le HCR demande aux États européens de ne pas refouler vers la Grèce les demandeurs d’asile. Cette demande, le HCR l’avait déjà formulée en 2008 sans être entendu.

En effet, en 2008, une première recommandation avait été émise sur le fait que les demandeurs d’asile ne devraient pas être expulsés vers la Grèce. Cette recommandation est donc réitérée dans le rapport publié par le HCR. La recommandation s’applique aux expulsions bilatérales entre pays, ainsi qu’aux transferts effectués dans le cadre du règlement de l’UE dit de Dublin qui détermine le pays dans lequel une demande d’asile est examinée.

Afin de combler les lacunes dans le système d’asile grec, dont certains ont été mis en évidence dans l’arrêt M.S.S. v Greece and Belgium, (cf. Nea say)la Grèce a mis en œuvre une réforme complexe de son système d’asile. Des améliorations significatives ont eu lieu dans la qualité du traitement des demandes d’asile et dans le prise des décisions. Il s’agit notamment du laps de temps réduit en vertu de la nouvelle procédure pour l’examen des cas de première instance et d’appel,  l’amélioration de la qualité des entretiens et des décisions, ainsi que le respect des garanties procédurales. Certaines des ressources limitées du service d’asile ont également été utilisé pour donner la priorité au traitement des demandes d’asile des personnes en détention avant leur renvoi.

Malgré ces améliorations, l’accès à la procédure d’asile reste difficile. D’ailleurs, parmi les principaux problèmes du système d’asile en Grèce, il y a notamment des difficultés à accéder à la procédure d’asile, un arriéré permanent de cas non résolus selon l’ancienne procédure, un risque de détention arbitraire, des conditions d’accueil insuffisantes, un manque d’identification et de soutien pour les personnes ayant des besoins spécifiques, des refoulements à la frontière, des inquiétudes sur les perspectives d’intégration et de soutien pour les réfugiés, et enfin la xénophobie et la violence raciste.

 Le nombre de migrants qi arrivent en Grèce n’ont d’autre ambition que de quitter un pays profondément en crise pour demander l’asile dans d’autres pays européens. Mais ces derniers sont tentés de les renvoyer en Grèce en appliquant le règlement européen « de Dublin » en vertu duquel les migrants doivent solliciter l’asile dans le pays par lequel ils sont arrivés. Un principe que le HCR demande donc de ne pas appliquer.

Il y a plusieurs années, les migrants gagnaient la Grèce via la frontière avec la Turquie : 47.000 d’entre eux ont été arrêtés à la frontière terrestre en 2010, et 55 000 en 2011. Après l’érection d’un mur de barbelés et l’installation d’un système de surveillance électronique en 2012, le flux s’est presque totalement tari. Seul un millier d’arrestations a été comptabilisé en 2013. 

Mais l’agence souligne que cette fermeture de la frontière n’a fait que déplacer le problème en obligeant les migrants à opter pour la route autrement plus périlleuse et meurtrière de la mer. En effet 43.500 personnes sont arrivées après une traversée maritime l’an dernier avec « des dizaines de personnes qui ont perdu la vie dans des naufrages », souligne le rapport.

Ces personnes qui risquent leur vie en mer sont des personnes qui fuient leur pays et sont fondées à demander l’asile. La Grèce est donc dans l’incapacité de répondre à cette demande. Athènes a dû  adopter des réformes sur le droit d’asile mais elle a encore un arriéré non traité de 37.000 procédures en appel, sans compter les nouvelles demandes qui s’amoncellent.

De ce fait, les personnes « peuvent être détenues sans aucune évaluation individuelle », sans « qu’aucune alternative à la détention ne soit examinée ». Un état de fait « qui peut durer des mois », souligne le rapport qui relève l’ensemble des graves dysfonctionnements dans le pays.

 L’obtention du statut de réfugié demeure donc difficile d’abord en raison d’un manque de bureaux régionaux pour le traitement des demandes d’asile et un manque de personnel dans les services pour l’octroi d’asile. Une personne qui veut demander le statut de réfugié et qui ne peut s’enregistrer ou omet de le faire rapidement peut être menacée de retour et, potentiellement, refoulement – ce qui veut dire être expulsé vers un pays où sa vie ou sa liberté pourraient être mises en danger.

Les personnes qui souhaitent demander l’asile peuvent être détenues durablement sans aucune évaluation individuelle ni qu’aucune alternative à la détention ne soit examinée. D’autres personnes ayant déposé des demandes d’asile et qui sont en détention y restent au moins jusqu’à ce que leur demande d’asile soit enregistrée, ce qui peut durer des mois.

Le HCR est également préoccupé par des informations faisant état de pratiques à la frontière qui pourraient menacer la vie des réfugiés et des migrants. L’intensification des mesures de contrôle mises en place depuis 2010 a donné lieu à une diminution du nombre des personnes qui essaient d’entrer par la frontière terrestre entre la Grèce et la Turquie, mais les entrées par la mer ont augmenté.

Selon le HCR, les perspectives d’intégration et les mesures de soutien envers les réfugiés sont pratiquement inexistantes. Beaucoup sont marginalisés ou exclus en l’absence de mesures concrètes pour l’intégration.

La protection et l’intégration sont par ailleurs entravées par la xénophobie et la violence raciste contre les migrants et les réfugiés. Par exemple, le Réseau d’enregistrement des violences racistes (RVRN), un réseau de coordination d’organisations de la société civile appuyé par le HCR, a enregistré 65 incidents durant les neuf premiers mois de 2014, avec des attaques physiques dans les lieux publics contre les migrants et les réfugiés du fait de la couleur de leur peau et de leur origine ethnique.

« Le nombre réel d’incidents pourrait être beaucoup plus élevé, car seule une petite fraction d’entre eux sont signalés. Les autorités grecques ont adopté une série de réformes et d’actions pour enregistrer, poursuivre et prévenir ces crimes plus efficacement. Toutefois, les réfugiés et les migrants continuent de subir des violences verbales et physiques qui restent impunies », a expliqué William Spindler, porte-parole du HCR.

En outre, trouver un logement est particulièrement difficile. Il n’y a pas d’installations spécifiques pour le logement social ou d’autres formes de soutien. De plus, il n’existe aucune stratégie nationale ciblée pour promouvoir l’emploi des réfugiés et, par conséquent, beaucoup sont confrontés à une vie dans la misère.

 En outre, en ce qui concerne les refoulements, l’agence dit avoir recensé des témoignages concordants concernant 152 épisodes survenus en 2013 et 2014 attestant de pratiques courantes par les forces de l’ordre qui n’hésitent pas à « recourir à la violence physique et verbale » et même à « dépouiller les personnes de leurs biens » avant de les refouler.

 Le HCR continuera de travailler avec les autorités grecques pour répondre à ces problèmes et encourager les Etats membres et les institutions de l’UE à apporter leur soutien à la Grèce.

En 2015, l’une des priorités du HCR sera de préserver l’espace d’asile. Afin de prévenir les décès en mer, l’Organisation collaborera avec les Etats européens pour progresser vers une action plus concertée. Ces activités seront guidées par son Initiative pour la Méditerranée centrale qui prévoit des mesures non seulement au sein de l’Union européenne, mais aussi dans les pays de transit ou de premier asile, et dans les pays d’origine. Cette Initiative a pour but de resserrer la coopération avec les acteurs concernés. Les pratiques d’admission seront surveillées et la capacité des fonctionnaires de l’immigration et des garde-côtes sera renforcée pour aider à prévenir le refoulement et veiller à ce que les personnes en quête de protection internationale puissent avoir accès au territoire.

 

 (Irene Capuozzo)

  

En savoir plus :

 

-          UNHCR – GREECE as a Country of asylum – 30/01/2015 – (EN)

-          UNHCR – Observation on Greece as a country of asylum – December 2009 – (EN)

-          UN News Centre – UN refugee agency commends Greece on asylum reforms, urges more to be done – 02/02/2015 – (EN)

-           UN Multimedia – Asylum seekers should not be returned to Greece – 30/01/2015 – (EN)

-           UNHCR – UNHCR welcomes asylum process reforms in Greece, but more needs to be done – 30/01/2015 – (EN)

-          Newstalk – New report warns against returning asylum-seekers to Greece – 30/01/2015 – (EN)

-          Electronic Immigration Network – UNHCR continues to recommend that asylum seekers should not be returned to Greece – 02/02/2015 – (EN)

-          UNHCR – Aperçu opérationnel sous-régional 2015 – Europe septentrionale, occidentale, centrale et méridionale – (FR)

-          UNHCR – Nouveau rapport du HCR : il ne faut pas refouler des demandeurs d’asile vers la Grèce – 30/01/2015 – (FR)

-          La Croix – Stop au refoulement des demandeurs d’asile vers la Grèce – 02/02/2015 – (FR)


Classé dans:conditions d'accueil des réfugié_s, DROITS FONDAMENTAUX

AEGEE-Europe’s Reaction to the Council Proposal for the Revision of the Visa Directive

Posted by on 08/02/15

AEGEE-Europe has always been advocating for the right of free movement in Europe. With a strong belief in a unified, diverse and borderless Europe, AEGEE has been among the first Pan-European associations promoting Youth Mobility as the core action to empower students and young people in Europe to take an active role in society.

Thus, AEGEE-Europe is extremely disappointed by the Council Proposal on the Directive on the conditions of entry and residence of third-country nationals for the purposes of research, studies, pupil exchange, remunerated and unremunerated training, voluntary service and au pairing.

Modifying the scope of the directive, the Council proposes the Directive to be binding only for students and researchers, leaving behind pupils, trainees, volunteers and youth workers. This unacceptable distinction does not take into consideration the extremely important added value brought by the mobility of young volunteers and youth workers, namely those who contribute in the first lane to foster intercultural dialogue and mutual understanding in Europe.

Moreover, the Council deals with the visa application in a despicable way: not only the fee applicable by Member States has no low wage guarantees, but also the visa application may be required to be presented in the official language of the Member State, and, last but not least, the time given to the competent national authorities to take a decision has been extended to 90 days. Visa representing already a tough burden for young people and students applying, these conditions may result in unnecessary hurdles for applying and huge disparity of treatments from one Country to another, with the counter-productive consequence to raise an important and unnecessary barrier to youth mobility.

Last but not least, the Council introduced in the proposal a further burden for students and researchers holding a residence permit or a long-term visa willing to spend a consistent amount of time in another EU Country: the second Member State may require further verification on documents and purpose of stay. For young people studying, training or volunteering abroad, this would mean, going through the process of applying for a visa again, incurring additional expenses and thus potentially becoming an obstacle to pursue the expected educational results. We are demanding that Visa should be issued and valid for the whole of the EU/Schengen area and not be limited to certain counties within the EU not to create further obstacles.

To conclude, AEGEE-Europe is strongly concerned by the Council’s proposal, which represents an evident step backward compared to the premises proposed by the European Commission and the European Parliament, and is totally not in line with the principles of the Lisbon Treaty and the Regulation establishing Erasmus+, namely regarding the intent to “facilitate the free movement of people” and to “reduce issues that can rise difficulties in obtaining visa”.

Therefore we call the European Parliament, the European Commission, the Justice And Home Affairs Council in June and all the relevant Institutions to take all the necessary measures to make sure that the Directive tackle efficiently and effectively the burdens young people have to face to enjoy the right of movement in Europe.

Written by Alfredo Sellitti, Policy Officer of AEGEE-Europe on Youth Mobility

Source of the picture: http://www.blog.migrationideas.com/get-schengen-visa-tour-major-eu-nations-single-trip/

Frontex doit respecter les droits fondamentaux

Posted by on 03/02/15

Suite aux demandes réitérées de la société civile et du Parlement européen, le Forum consultatif sur les Droits fondamentaux a été lancé en 2011, officiellement opérationnel dès 2013, dans le cadre de la Stratégie Frontex pour les droits fondamentaux, ayant pour objectif de contribuer à améliorer la protection des droits fondamentaux aux frontières extérieures de l’Union européenne. L’agence Frontex a publié un premier rapport en Septembre 2014 sur le travail du Forum pour l’année 2013. Le contenu a été présenté par Marta Ballestero, chef du bureau de liaison du HCR auprès de Frontex, et Stefan Kessler, co-président et Service jésuite des réfugiés, lors de la réunion de la commission parlementaire LIBE de jeudi 22 janvier 2015.

Le Forum consultatif

Le Forum consultatif regroupe des membres à participation obligatoire, qui comprennent Frontex, le Bureau d’Appui en matière d’Asile (BEAA- EASO), l’Agence européenne pour les Droits fondamentaux (FRA) et l’UNHCR ; ainsi que toute autre organisation qui travaille dans le domaine des droits fondamentaux, comme l’IOM, OSCE et le Conseil de l’Europe.

Elle adresse des recommandations à l’agence Frontex afin de garantir le respect et la promotion des droits fondamentaux, ‘partie intégrante inconditionnelle de la gestion efficace des frontières extérieures’ (Stratégie Frontex pour les droits fondamentaux), sur la base d’informations concrètes et fiables. L’Agence, d’autre part, s’engage à en tenir compte dans l’ensemble de ses activités principales : l’analyse des risques, les opérations conjointes, les programmes de formation du corps européen de gardes-frontières ; mais aussi lors de la rédaction du programme de travail annuel, ainsi que du code de conduite. Le Forum, à travers le rapport annuel, se préoccupe de vérifier que ses recommandations soient dûment respectées.

L’action du Forum consultatif se structure en différents groupes de travail, qui organisent des rencontres régulières de travail et d’échanges d’informations, sur la base d’un programme sur lequel on s’est mis d’accord à l’avance. Ils constituent un cadre ouvert de dialogue qui respecte les principes de transparence, de publicité, de respect mutuel et de collégialité.

Le résultat des discussions aboutissent à des rapports et des recommandations, pas contraignantes, destinées à l’usage interne de l’agence, ce qui réduit leurs impact à l’égard des États membres. Dès lors, le Forum reste assez largement impuissant face aux opérations aux frontières extérieures conduites au niveau national. Enfin, les membres du forum peuvent inspecter sur place les opérations en cours , à condition de recueillir l’accord de l’État membre d’accueil, pour une durée limitée et pas à de fins de suivi ; cela a été le cas en Grèce et en Bulgarie en 2013.

Des doutes persistent cependant quant aux compétences restreintse du Forum et à l’impact réel de son apport. En effet, ses membres peuvent avoir accès aux informations de l’agence Frontex dans la mesure où elles concernent les droits fondamentaux. D’ailleurs, la documentation disponible est réduite, aussi par rapport à celles à laquelle a accès le Bureau des Droits fondamentaux Frontex, responsable officiel en ce domaine au sein de l’agence.

Pour autant, le Forum et le Bureau mènent une action complémentaire. Lorsque le premier ne possède pas les moyens concrets pour mettre en place un véritable suivi des activités de l’Agence, c’est le Bureau des Droits fondamentaux Frontex qui en est compétent.

Les débats en commission Libe

Les dernières chiffres montrent une augmentation croissante, concernant le nombre des migrants décédés dans la Méditerranée et ceux qui réussissent à atteindre les côtes européennes, démontrent que, quel que soit le danger et le contrôle aux frontières, de plus en plus de personnes sont obligées de risquer leur vie pour trouver refuge en Europe. Ils fuient des zones de conflits mais aussi des régions où les droits fondamentaux ne sont pas garantis, notamment en Syrie et en Erythrée. Le contexte s’élargit et les défis sont de plus en plus difficiles à relever, pour autant il faut renforcer les efforts. Ce discours résume le témoignage de la chef du Bureau de liaison du Haut-Commissariat des Réfugiés auprès de Frontex, Marta Ballestero, faisant rapport à la commission parlementaire LIBE.

Le respect des Droits fondamentaux des migrants et des réfugiés, déclare Marta Ballestero, doit être garanti en premier lieu dans le cadre de la coopération opérationnelle, réalisée par l’agence Frontex. À ce propos, reporte-t-elle, les membres du Forum consultatif se réunissent régulièrement pour fournir des conseils au personnel de l’agence Frontex, au Conseil d’administration et à son Directeur général. Ces derniers participent au Forum dans le but d’intensifier les dialogues entre les organisations indépendantes qui travaillent dans ce domaine, et à l’Agence même. Par ailleurs, un signe positif a déjà été manifesté par le nouveau directeur exécutif Frontex, Fabrice Leggeri, qui a confirmé son intention de renforcer le respect des Droits fondamentaux lors des opérations conjointes.

 Il faut, néanmoins, se concentrer sur la mise en œuvre des nouvelles règles pour la surveillance des frontières maritimes extérieures, dans le cadre de la coopération opérationnelle coordonnée par Frontex, approuvées en avril de l’année dernière ; il faut, de même, surveiller l’application du manuel sur le retour, dans le plein respect des droits fondamentaux des migrants. Le Forum s’engage également à promouvoir la transparence des opérations. De plus, il confirme la contribution aux programmes de formation, entre outre en vue de leur évaluation . A plus long terme, les membres du Forum envisagent l’amélioration de la stratégie de l’agence Frontex, contrainte par la Charte droits fondamentaux.

La position de la chef du Bureau de liaison HCR a été complétée par la présentation de Stefan Kessler, co-président du Service jésuite des réfugiés. Lors de son discours, il a insisté sur les deux majeurs défis rencontrés en 2014 :  Frontex Plus et Triton, qui « a pris la suite » de l’opération italienne Mare Nostrum. Les réactions qui ont accompagné leur lancement, souligne l’intervenant, ont démontré le manque d’indications claires sur comment agir pour sauver les personnes en détresse en mer. Malgré l’affirmation d’une responsabilité européenne, affirme-t-il, on constate l’absence de critères d’attribution clairs, au niveau pratique. En outre, Stefan Kessler, au nom du Forum, dénonce un danger : l’opération Triton n’est pas conçue et n’est pas capable de couvrir les défis, comme le démontre le dernier rapport sur les navires fantôme. Face aux stratégies nouvelles élaborées par les trafiquants, la seule solution est de bâtir des voies légales sures pour assurer la protection des individus qui craignent les persécutions et des violations graves de leurs droits.

A cet égard le Forum consultatif s’est engagé en signant un document politique qui propose des solutions alternatives, afin de permettre aux migrants fuyant leur pays de bénéficier des meilleurs conditions dans le plein respect de leur droits fondamentaux. Mais au-delà des déclarations, souligne le co-président du Service jésuite des réfugiés, il faut agir.

De pistes concrètes comprennent  l’augmentation des quotas des réfugiés, ainsi que le renforcement du cadre législatif concernant l’immigration familiale. En conclusion, Mr. Kessler ajoute : ‘On ne peut pas imaginer la gravité réelle de la situation dans des pays comme la Syrie ou le Liban. Maintenant c’est trop difficile et trop dur pour avoir accès aux ambassades : le système des visas n’est pas efficace’. D’après lui, même le visa humanitaire ne répond pas à la situation d’une arrivée massive des migrants. Et très clairvoyant, il envisage une suspension temporaire du régime de visa à l’égard des personnes fuyant du Liban, Syrie et Erythrée ; une exception qui pourrait être introduite dans le nouveau code visa.

Par contre, aux demandes des députés il se montre très sceptique. Notamment quant à l’idée de l’établissement de camps des réfugiés à l’extérieur de l’UE, avancée par Birgit Sippel (S&D), ou encore sur les centres de traitement conjoints des demandes dans les États tiers. De même, Barbara Spinelli s’inquiète des plaintes adressées à l’agence Frontex notamment en matière de recherche et sauvetage, qui ne reçoivent pas de réponse.

En outre, il avoue d’avoir du mal à imaginer concrètement comment réaliser le projet de « visas humanitaires », question soulevée par le député Gérard Deprez (ALDE). Cependant ce système est déjà prévu en France et en Belgique : cela pourrait constituer le point de départ afin d’évaluer comment étendre ce mécanisme au niveau européen. Création de couloirs européens par exemple.

En conclusion, affirme Stefan Kessler, il ne faut pas chercher une solution unique qui puisse répondre à tous les besoins et couvrir tous les cas. Il faut ‘une boite à outil, et pas un marteau, qui puisse réunir ces différents instruments’. D’ailleurs, au nom des membres du forum consultatif, il reste positif : ‘l’engagement sur le terrain témoigne d’une sorte de réussite’.

 

Elena Sbarai

 

En savoir plus

Débat en commission LIBE du Jeudi 22 janvier 2015 http://www.europarl.europa.eu/ep-live/fr/committees/video?event=20150122-1500-COMMITTEE-LIBE


Classé dans:conditions d'accueil des réfugié_s, DROITS FONDAMENTAUX

Greece: its not about the austerity

Posted by on 03/02/15

Greek elections were not about the end of austerity and debt-write off. This was just an election narrative that captured the hearts of the Greek electorate and, surprisingly, dazzled large majority of the pundits, commentators and economists in Europe.

As good as it gets

As financial analysts are explaining, countries like Italy, Spain, and Portugal are spending larger share of their GDP to service their official debt than Greece. Much of the debt has already been written off or “hair cut”, a lot has been reprogrammed, postponed, the interest rates on the European loans are quite small. The troika is not requiring any substantial new austerity measures anyway. Much of what Syriza claims it wants has been done already.

In the words of Daniel Gros: “… in the end, the difference between a government that has never made good on its promises to pay and a government that promises not to pay might not be that large.”

If not much will change with respect to debt and austerity, what was this election really about then?

Economy?

The problem of Greece is that it is not competitive, exports are sluggish and foreign investors are avoiding it. There is much to be done to make the country friendlier to entrepreneurs. This may include liberating the markets from the capture of tycoons and family networks that prevent fair competitive capitalism. It also includes a more efficient public sector.

The elections were hardly about this either.

Instead of a debate how to achieve that Greek economy would earn more, the elections were a mix of national and social populism. Like any populists, Syriza exploited natural and (in fact positive) instincts of compassion and patriotism.

National and social populism

The national populism was manufacturing an outside enemy in Europe and particularly Germany. The social one was spreading hatred towards capitalists and was promising hand-outs that the Greek citizens should be getting. Cheaper rents, cheaper oil, higher minimum wage, even more employment in the public sector …

National and/or social populism has proven a receipt for populists, anarchists and radicals to get to power. Generally few people fall for it. But under special circumstances, like war or major crisis, it works. As we have learned the hard way in the 20th century.

What is also needed is wishful thinking by democrats. A conviction that what populists say is what they really want. Like ending the humiliation of a country and all will be well; abolishing a treaty; some other small concession.

Economists (equipped with a hammer they too tend to see all problems as nails) are already proposing a compromise between what Syriza wants and what the EU and the creditors need to stick to.

Power. To the “people”

The real danger of Syriza and other populist left and right wing parties is their ambition for revival of ideology that has been proven wrong in the 20th century. Its essence is a disrespect for the human rights, the individual, her life, freedom and property.

The fight against domestic and foreign enemies in the noble name of social justice and patriotism was just a pretext, a side show, a slide show, to capture the hearts of the voters. Let’s not mistake this with the real agenda of the radical left – which is capturing of power and ruling the country, perhaps Europe, according to their ideological agenda. The agenda is to shape a “radically new post 2008 world”.

Center, left and right

The radicals and populists may not be alone in this. Tony Judt once wrote that the Western European social democrats were always envious of their Easter European communist comrades. The latter could exercise the leftist agenda without the trouble of elections and without checks and balances of democratic society.

Today, traditional European left has a choice to make. Are left wing populists and radicals an ally or a competitor? Should they celebrate their success and join them in their struggle for a “better” world. Or see them as an enemy of democracy and liberty and therefore incompatible with modern Europe.

While the left may be inclined towards appeasement, the center right must confront populism with reason. That there are no free lunches. That hard work pays. That opportunities are there to exploit for everyone. That jobs are created by entrepreneurs and the role of the state is to make sure there is fair competition among them.

That solidarity is important too and it is not just an internal affair of each member state.

Revival of populist and radical utopian regressions, not the debate about more or less austerity, is the story behind the curtains in Greece and beyond. Debating austerity and hoping for an economic compromise is a discussion about a smokescreen. Not entirely irrelevant, but definitively not central.

First published at Martens Centre Blog.

Threat to free movement: security and Schengen restrictions in Bulgaria and Romania

Posted by on 27/01/15

The recent terrorist attacks on the cartoonists of Charlie Hebdo and the hostage taking in the Jewish supermarket just outside of Paris have caused a major disturbance in European Union’s security policies. AEGEE-Europe acknowledges the grave and deep impact of these events, but would like to express its concern with recent developments around the heightened security threat and the stricter regulation of the Schengen Area. According to Romanian MEP Traian Ungureanu, Romania’s and Bulgaria’s chances to join the Schengen zone have diminished sharply now that Germany and France have become more cautious [1]. Some Schengen countries fear that accession of Bulgaria and Romania would ease the transition of Islamic extremists into Europe via Turkey and successively Bulgaria.

AEGEE-Europe considers this a thought that connects two developments with each other which are not related at all. Romania and Bulgaria joined the EU in 2007 and have been meeting the technical requirements of joining the Schengen area for years, which was confirmed by the European Parliament already in June 2011. At the same time, since the rise of the Islamic State in parts of Iraq and Syria, the countries have done their duty as European Union border countries, taking care of refugees as well as investigating them.

Bulgarian Prime Minister Boiko Borisov said “police have arrested and sent back to Turkey more than 3,000 immigrants. (…) There have been more than 12,000 asylum-seekers since the start of 2014. Some 5,500 asylum requests have been granted for humanitarian reasons”.

Refusing the Schengen accession of the eastern Balkan member states on grounds of security threats goes against the solidarity and humanitarian principles which have always been a cornerstone of the success of the European Union. Not only would such a measure be unfair to Romania and Bulgaria who have made distinguishable successes in their justice and home affairs policies, but also to asylum seekers fleeing from the crisis situation. Not granting Schengen rights to Romania and Bulgaria on these grounds misses the point of better security measurements, as protecting the security of European citizens should focus  on establishing adequate gate-keeper procedures for the border countries, not on excluding EU citizens from the passport-free area.

AEGEE-Europe believes in democratic values and a borderless Europe; a Europe in which it would be unfair to undo the good work of Bulgaria and Romania to join the Schengen area. Therefore we hope that these threats will not become a reality and fair democracy in Europe can be preserved.


[1] https://euobserver.com/beyond-brussels/127337

Written by Matthijs Overhaal (Policy assistant of AEGEE-Europe) and Paul Smits (President of AEGEE-Europe)

 

Entscheidung der Wähler für Syriza

Posted by on 26/01/15

Griechenland braucht dringend eine handlungsfähige Regierung. Das dürfte jetzt mit der eindeutigen Entscheidung der Wähler für Syriza erreicht sein. Schon heute wollen die Euro-Finanzminister über den weiteren Weg des Krisenlandes sprechen. Auch wenn noch keine konkreten Beschlüsse geplant sind, haben die Politiker doch Gewissheit, dass sie es in Zukunft mit der griechischen Linkspartei zu tun haben.

Deren Chef Alexis Tsipras hatte – wie es im Wahlkampf von allen Seiten üblich ist – den Mund ziemlich voll genommen, wie er künftig mit den Forderungen der anderen Europäer umzugehen gedenkt. Radikale, extreme Positionen gar lassen sich aber auf Dauer nicht halten. Griechenland wird auch in Zukunft den Schuldendienst nicht komplett einstellen können. So wie die Geberländer sich nicht hinstellen können und sagen: Wir geben denen nix mehr.

Klar, haben die Griechen seiner Zeit die Europäische Gemeinschaft gelinkt, als sie kreativ Buch führten. Klar, ist sparen unangenehmer als Geld, darunter viel fremdes, mit beiden Händen auszugeben. Aber es geht eben auch um Menschen.

Davos: How Europe can tackle extreme wealth inequality

Posted by on 25/01/15

By Àngela Corbalán, Oxfam’s Head of EU Communications and Deputy Head of EU Office

As world leaders arrive in Davos for the first day of the World Economic Forum, storm clouds are gathering overhead. Skyrocketing global inequality has shone a flashlight onto the murky workings of global finance, with Davos becoming center stage this week of how to address this imbalance of power.

Ahead of this year’s conference, a new Oxfam study has shown how wide the chasm now is between the ‘haves’ and ‘have nots’. Wealth: Having It All and Wanting More demonstrates that if current economic trends continue, next year the wealthiest 1 per cent on the planet will own more than everyone else combined. This staggering imbalance of wealth is holding back the fight against poverty at a time when 1 in 9 people do not have enough to eat, and more than a billion people live on less than $1.25 a day. Extreme inequality used to be seen as a problem solely for developing countries, where presidential jets flew over slums and shanty towns. Now it affects us all.

World leaders such as US President Barack Obama, French President François Hollande and IMF chief Christine Lagarde have already spoken about the dangers runaway inequality can cause. Other European leaders must also take up the call. The EU should act to stem the torrent of wealth flowing from the poorest people in the world to the richest – starting with these three concrete steps.

Firstly, the EU must take decisive action to fight tax dodging both within Europe and beyond. Tax evasion and avoidance by large companies and wealthy individuals cost Europe at least €120 billion in lost tax revenue every year, not to mention the billions siphoned away from developing economies in desperate need of revenue to fund public services like health and education.

Secondly, the EU must support ambitious plans to fund the upcoming UN-backed Sustainable Development Goals, including a re-commitment to providing 0.7% of their annual GDP as overseas aid to developing countries. A new UN tax body is also badly needed to re-write the current unfair international tax rules that deprive poor countries of millions in revenue, and should be agreed at the third International Conference on Financing for Development in Addis Ababa, Ethiopia in July.

Finally, a mandatory register for European lobbyists must be set up to shed light on corporate practices that keep the cogs of global inequality spinning. Twenty per cent of billionaires have interests in the financial and insurance sectors, which spent €550m whispering into the ears of policy-makers in both Brussels and Washington in 2013. The pharmaceutical and healthcare sectors – also favorites of the super-rich – spent €500m lobbying both the EU and the United States in the same year.

Oxfam is concerned that the lobbying power of these industries is road blocking the major reforms needed to the global tax system, and giving stringent intellectual property rights priority over the health of the world’s poorest people.

Increasing evidence from many sources, including the International Monetary Fund, shows that economic inequality isn’t just bad for those at the bottom but also damages economic growth. Putting the brakes on extreme wealth inequality must happen now for everyone’s benefit, before the storm clouds really do come rolling in.

Deutschlands Zuwanderung 2015

Posted by on 22/01/15

Deutschland ist beliebt bei Zuwanderern, und wer hinter die Zahlen des Migrationsberichtes schaut, erkennt sofort: wir brauchen diese Menschen. Wer bei Migration und Integration immer nur respektlos über Muslime redet – und das in einem Atemzug mit Terrorgefahr und “Untergang des Abendlandes” – kann hier nachlesen, dass er völlig falsch liegt…

Wer in den nächsten Jahrzehnten nicht will, dass seine Eltern im Pflegeheim dahinsiechen; wer will, dass unsere Industrie weiter weltweit an der Spitze mitspielt, der kann die Arme nur weit öffnen und sagen: Willkommen! Ein Trend wird nämlich auch deutlich: Die, die kommen, bleiben nicht immer für länger… Uns gehen damit die Fachkräfte verloren… Wir sollten alles dafür tun, dass sie bleiben wollen. Denn wenn Polen und all die anderen Nachbarländer wirtschaftlich aufgeholt haben, gehen noch mehr zurück in ihre Heimat…

Das alles beweist: Wir brauchen nicht wirklich ein neues Einwanderungsgesetz. Wir haben ein Aufenthaltsrecht, das alles sehr genau regelt, auch wenn es keinen Staatspreis für Übersichtlichkeit bekommt. Wir müssen dieses Gesetz nur erweitern, weil eben dieses Aufenthaltsrecht Zuwanderung bisher nur verwaltet anstatt sie zu gestalten. Es beschreibt einen Verwaltungsakt und hat von Willkommenskultur noch nie etwas gehört.

Es gibt viel zu tun in Sachen Zuwanderung, aber am allerwenigsten neue Regelungen… Die Gefahr ist zu groß, dass sich die Politik und auch jeder Einzelne von uns dann vor der eigentlichen Frage drückt: Sind wir bereit zur Integration? Oder verspielen wir gerade heute Abend in Leipzig wieder das, was uns im Migrationsbericht 2013 noch bescheinigt wurde: Deutschland ist attraktiv für Zuwanderer.

SYRIZA’s European New Deal

Posted by on 22/01/15
By Filip Kovacevic It is not only geography that is destiny as Napoleon claimed. The historical tradition of a given community has a role to play as well. And so, just like two and a half thousand years ago, Greece is once again in the position to revolutionize Europe.

Advertisement