EU opinion & policy debates - across languages | BlogActiv.eu

Lorsque l’on évoque l’Europe, la première pensée qui vient à l’esprit est économique. Elle est liée à l’emploi, à la politique agricole commune : en fait ce qui tourne autour de notre personne et de notre entourage.

Pourtant beaucoup d’autres dimensions sont convoquées du fait de la globalisation et par le fait que se dessinent des régions du monde qui entrent en concurrence les unes avec les autres et qui, dans certains domaines comme le commerce collaborent. Il convient ici de prendre en compte le fait que les pays membres de l’Union européenne ont transféré de nombreuses compétences dans la perspective de faire de l’Europe une vraie puissance.

Mais ces pays s’en donnent ils les moyens ? Plusieurs thèmes nouveaux apparaissent et mettent à jour la difficulté qu’ont les pays à s’associer ou à transférer des compétences nouvelles pour y répondre. Les états-membres, seuls ou désunis, ne peuvent pas apporter de grandes réponses. Elles seraient incomplètes et ne peuvent être réalisées sans coopération et sans supervision de l’Union européenne.

Parmi ces thèmes nouveaux qui font irruption dans notre quotidien, citons le terrorisme ou encore la stratégie russe de Monsieur Poutine.

Les deux thèmes placent l’Union européenne sur le devant de la scène et définissent le rôle qui devrait être le sien sur le contrôle international. La détente est molle. Les États gardant leurs prérogatives en matière de sécurité et de défense comme en matière de politique étrangère ; pourtant les choses bougent vite et les pays européens risquent de courir derrière.

En effet, Russie, pays méditerranéens et Afrique constituent notre voisinage immédiat.

Le terrorisme est une menace incroyable, sournoise, et aucun des pays européens n’a aujourd’hui vraiment les moyens de lutter contre. Bien sûr l’Europe a des armées, surtout la France et le Royaume Uni. Mais nos armées sont adaptées pour lutter contre d’autres armées et non pas face à des menaces souterraines.

Certes elles s’y préparent et plutôt bien. Mais le phénomène n’est pas uniquement militaire, il est aussi policier et judiciaire. S’ensuit une doctrine militaire adaptée : si la France s’y prépare, d’autres pays, pour diverses raisons, ne s’y mettent pas.
Pourtant la menace terroriste reste au niveau européen. Ce sont les valeurs de l’Europe et sa démocratie qui sont visées. Mais il attaque aussi notre voisinage et nous oblige à y intervenir comme en Afrique. Tout le bassin méditerranéen aujourd’hui est concerné.

L’autre menace, sous une autre forme, vient de la politique que met en place le Président russe Poutine avec la volonté de faire disparaitre l’Union européenne. Les réactions ont été faibles lorsque la Crimée a été envahie, et il annonce reprendre l’Ukraine puis certains pays satellites de l’URSS passés dans l’Union européenne. Ce pays qui a ratifié la Convention européenne des droits de l’homme sous Gorbatchev veut aujourd’hui rétablir sa domination sur l’Europe orientale en visant l’Europe occidentale.

Face à la Russie, les pays de l’Union européenne ne présentent pas un front uni. Il est vrai qu’en matière européenne chacun des pays défend sa vision nationale. On l’a vu en France le week end dernier. On l’a vu la semaine dernière lorsque les partis nationalistes européens sont tous allés faire allégeance à Poutine et récupérer l’argent des banques russes pour payer leurs campagnes électorales.
Nous, Européens, sommes-nous, face à ces situations, aussi idiots ? Sommes-nous incapables de lutter contre ces catéchismes de type impérial, dogmatique et totalitaire ?

Author :
Print
EurActiv Network