EU opinion & policy debates - across languages | BlogActiv.eu

Le vote grec bouscule les européens. Nos concitoyens ont l’impression que la solution est inextricable et que l’UE n’a pas réussi a stabiliser le processus d’accompagnement de ce pays en grande difficulté. Lorsque l’on prend part à une discussion le sujet tourne essentiellement autour de des problématiques économique, financière et monétaire.

Mais si ces dimensions sont bien réelles, elle sont pas les seules. Je m’interroge sur la dimension interculturelle c’est à dire sur la capacité mutuelle qu’ont les citoyens européens a comprendre les divers systèmes de sens liés à ce que sont les état-nations.

Car c’est finalement par le prisme des cultures nationales que se comparent les attitudes et comportements de nos cousins européens, leurs attentes et leurs aspirations. Et si le dialogues entre européens se fait difficilement j’observe que c’est en raison d’une méconnaissances des pratiques de nos voisins et l’inexistence d’une culture commune  notamment institutionnelle.

Car c’est bien chacune des cultures nationale qui est mis en évidence par les état-membres. Jamais la culture européenne. Un exemple : à la suite des attentats du 7 janvier la question de la laïcité est revenue en France sur le devant de la scène médiatique et politique. Ce qui a été mis en avant ce sont les valeurs de la République. Pourtant dans les autres pays de l’Union la liberté d’expression et le vivre ensemble existent aussi. Et les autres pays de l’UE supportent également le risque terroriste.

Si les valeurs républicaines sont importantes et nécessaires a rappeler (en France). Elles ne sont pas les seules. Les valeurs européennes communes auraient pu et dues être également positionnées. D’une part parce que elle sont rappelées dans les préambules des traités, que nous disposons de la citoyenneté commune et que d’autre part les questions sont sinon européennes au moins mondiales et souvent régionales et pas seulement nationales. Et enfin, l’Union européenne est notre dimension territoriale commune d’appartenance.

Ne pas faire état systématiquement de notre appartenance à l’Union européenne éloigne les européens de leur dimension territoriale d’appartenance et ramène l’Europe à une seule dimension économique. Ce qu’elle n’est pas. Si elle est Marché Unique elle est aussi un espace de liberté, de libre circulation et d’installation. Bref un lieu de vie quotidienne et d’émergence d’un modele social particulier.

Comprendre l’Europe, développer la citoyenneté commune et le nécessaire sentiment d’appartenance à l’Union passe par un travail collectif et interculturel.

En effet les interprétations et la manière d’aborder le vivre ensemble different en fonction des cultures nationales. il convient donc de poser les élément d’une culture commune.

Pour cela une éducation  à l’Europe est nécessaire. Elle doit être proposée de façon identique à tous les enfants et jeunes européens. L’entreprise et le monde associatif ne doivent pas non plus en faire l’impasse notamment parce que le management  et la gestion des entreprises et des organisations se pense à un niveau international. Les cultures organisationnelle sont aussi européennes.   L’enseignement de l’Europe, cette éducation à la chose européenne, doit intégrer les formes de cultures transnationales. Ce qui permettra de comprendre par le même fait les pratiques liées aux religions ou propres a des régions. L’enseignement de l’Europe doit être institutionnalisé pour socialiser car on ne peut compter seulement sur la bonne volonté des citoyens. Et le fait de ne pas saisir les contours et méandres de la construction européenne peut être source d’angoisse et d’inquiétude, de méfiance vis à vis de l’UE.

Les européens ont besoin de simplicité, de liens d’amitiés, de dissipation de la méfiance, d’éloignement de l’incertitude. Cela passe par une diffusion à bon escient de l’information, par des organisations concrètes, des événement sociaux communs, a commencer par ce qui existe déjà et par exemple, le 9 mai comme journée officielle fériée et célébrée.

 

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